
La fistule obstétricale est un trou dans la paroi du vagin qui résulte d’un accouchement prolongé sans intervention médicale rapide, généralement une césarienne. La femme souffre alors d’une incontinence chronique et, dans la plupart des cas, son bébé est mort-né.
L’odeur due à l’écoulement d’urine ou des excréments, sinon des deux, est permanente et humiliante; elle repousse souvent les êtres chers. Faute d’être traitée, la fistule peut déboucher sur des problèmes médicaux chroniques, à savoir ulcérations, maladie des reins et lésion nerveuse dans les jambes.
Une simple intervention chirurgicale peut normalement réparer le dommage, le taux de succès allant jusqu’à 90 % avec des praticien(ne)s expérimenté(e)s. Le coût moyen du traitement de la fistule et des soins postopératoires ne dépasse pas 300 dollars E-U. Malheureusement, la plupart des femmes atteintes ne savent pas qu’un traitement existe, ou bien elles ne peuvent honorer le coût des services.
Comme la mortalité maternelle, la fistule peut être prévenue dans la quasi-totalité des cas. Mais deux millions de femmes au moins en Afrique, en Asie et dans la Région arabe en sont atteintes, et 50 000 à 100 000 nouveaux cas environ se déclarent chaque année. La persistance de la fistule est un signe que les systèmes de santé ne répondent pas aux besoins des femmes.
La fistule obstétricale frappe hors de toute proportion les filles et femmes pauvres, en particulier celles qui vivent loin de tout service médical. Frappant les membres les plus dépourvus de la société, elle touche à presque chaque aspect du mandat de l’UNFPA, à savoir la santé génésique et les droits en matière de procréation, l’égalité des sexes, la pauvreté et la santé génésique des adolescent(e)s.
En 2003, l’UNFPA a lancé la Campagne mondiale pour éliminer les fistules initiative menée en collaboration avec ses partenaires pour prévenir la fistule et rendre santé et dignité aux femmes qui souffrent de ses effets. |